DPE des Faubourgs Ouest à Chaumont : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Aux Faubourgs Ouest à Chaumont, les 1 122 DPE analysés décrivent un quartier largement composé d’appartements, où la classe D domine. La proportion de passoires énergétiques est inférieure à celle de la ville, mais les niveaux médians de consommation et de coût énergétique sont plus élevés.

DPE des Faubourgs Ouest à Chaumont : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Chaumont

Le dossier énergétique des Faubourgs Ouest repose sur 1 122 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 9 576 DPE à Chaumont. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas une description individuelle de chaque bien proposé à la vente ou à la location. Le portrait qui se dégage associe une forte présence d’appartements, une période de construction dominante située entre 1978 et 1982 et une majorité de diagnostics classés D. Pour comprendre ce profil, il faut distinguer la fréquence des étiquettes les moins favorables, le niveau médian de consommation et le coût énergétique annuel estimé : ces indicateurs éclairent des aspects différents du parc analysé.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1978-1982

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Faubourgs Ouest)Part du quartier
A10,1 %
B10,1 %
C26123,3 %
D54748,8 %
E26223,4 %
F353,1 %
G151,3 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Faubourgs Ouest (Chaumont).

La période 1978-1982 représente 48,0 % des diagnostics des Faubourgs Ouest : c’est la tranche de construction dominante dans les données disponibles. Le quartier ne se résume cependant pas à cette génération de logements, puisque 44,4 % des diagnostics concernent des biens construits avant 1975. La part antérieure à 1948 atteint 13,7 %, contre 16,9 % à l’échelle de Chaumont. Le bâti le plus ancien est donc moins représenté dans l’échantillon du quartier que dans celui de la ville. Les maisons individuelles ne constituent que 9,7 % des logements analysés, le reste étant composé d’appartements. Cette structure invite à lire les résultats comme ceux d’un parc très majoritairement collectif, sans attribuer automatiquement une même performance à tous les immeubles d’une période donnée.

  • 1978-1982 : cette période concentre 48,0 % des diagnostics du quartier. Elle constitue le principal repère chronologique, mais ne renseigne pas, à elle seule, sur les travaux éventuellement réalisés dans les logements.
  • Avant 1975 : 44,4 % des diagnostics concernent ce bâti. La part construite avant 1948, soit 13,7 %, est comprise dans cet ensemble ; ces deux proportions ne doivent donc pas être additionnées.
  • Maisons individuelles : leur part de 9,7 % souligne la prédominance des appartements. La surface médiane de 59 m² complète ce portrait, sans décrire la surface de chaque logement ni celle des seules maisons.

547 diagnostics classés D : le centre du profil énergétique

La classe D est la plus représentée aux Faubourgs Ouest, avec 547 diagnostics sur les 1 122 analysés. De part et d’autre, les classes C et E présentent des effectifs presque identiques : 261 pour la première et 262 pour la seconde. Les étiquettes A et B ne comptent chacune qu’un diagnostic. À l’autre extrémité de la distribution, 35 logements sont classés F et 15 sont classés G. La lecture du quartier doit donc porter autant sur la forte présence de D et de E que sur les seules passoires énergétiques. Une faible proportion de F et de G ne signifie pas que les meilleures étiquettes sont fréquentes. Les données montrent plutôt un profil concentré sur les classes intermédiaires, avec une présence très limitée de A et de B.

4,5 % de passoires, mais une consommation médiane supérieure à Chaumont

Les Faubourgs Ouest comptent 50 logements classés F ou G, soit 4,5 % des diagnostics, contre 5,3 % pour Chaumont. Sur cet indicateur précis, le quartier présente donc une proportion moins élevée de passoires énergétiques. La comparaison des médianes apporte néanmoins une nuance importante : la consommation atteint 210 kWh/m²/an dans le quartier, contre 181 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 172 € contre 1 055 €, alors que la surface médiane est plus petite, à 59 m² contre 66 m². Il serait donc réducteur de présenter le quartier comme globalement plus performant sur la seule base des F et G. Les chiffres fournis décrivent des médianes et des proportions, et non une moyenne générale unique.

  • Passoires énergétiques : 4,5 % aux Faubourgs Ouest et 5,3 % à Chaumont. Cet indicateur mesure la place des classes F et G, pas celle de l’ensemble des logements moins performants que la classe C.
  • Consommation médiane : 210 kWh/m²/an dans le quartier, contre 181 kWh/m²/an dans la ville. Ce repère permet une comparaison rapportée à la surface, mais n’explique pas les causes techniques des écarts.
  • Coût annuel médian estimé : 1 172 € contre 1 055 €. Ces montants sont des estimations énergétiques ; ils ne doivent pas être présentés comme les factures effectives de chaque occupant.
  • Surface médiane : 59 m² contre 66 m². Les médianes de surface, de consommation et de coût ne correspondent pas nécessairement au même logement et ne permettent pas de reconstituer un bien type exact.

Vendre : situer le DPE du bien parmi les 1 122 diagnostics

Pour préparer une vente aux Faubourgs Ouest, ces résultats servent avant tout de contexte au DPE propre au logement. Un bien classé D se situe dans l’étiquette la plus fréquente du quartier, représentée par 547 diagnostics. Un classement C appartient à un groupe de 261 diagnostics, tandis qu’une étiquette F ou G relève d’un ensemble moins représenté, totalisant 50 logements. Ces repères aident à présenter la situation énergétique du bien sans lui attribuer les caractéristiques médianes du quartier. Ils ne permettent pas de chiffrer une incidence sur sa valeur ni de prévoir la réaction des acquéreurs. La présentation doit distinguer clairement les données individuelles du logement, son année de construction lorsqu’elle est connue, sa surface et les résultats du quartier utilisés uniquement comme éléments de comparaison.

Louer : interpréter le repère annuel estimé de 1 172 €

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 172 € fournit un point de comparaison local, mais pas un budget garanti pour le futur occupant. Il doit être rapproché de l’estimation propre au logement, plutôt que repris comme une dépense attendue pour tous les appartements des Faubourgs Ouest. La consommation médiane de 210 kWh/m²/an et la surface médiane de 59 m² donnent également un contexte, sans remplacer les caractéristiques du bien concerné. Si le logement est classé F ou G, son cas appelle une vérification spécifique des conditions applicables à sa location. Les seules statistiques fournies ne permettent pas de conclure à sa possibilité de mise en location, ni de définir des travaux nécessaires ou leurs effets futurs.

Questions fréquentes

Quelle étiquette DPE est la plus fréquente aux Faubourgs Ouest ?

La classe D arrive en tête avec 547 diagnostics sur 1 122. Les classes C et E suivent avec respectivement 261 et 262 diagnostics. Les meilleures étiquettes sont très peu représentées : A et B comptent chacune un diagnostic. Ce profil décrit l’échantillon analysé, sans permettre de présumer du classement d’un logement particulier.

Le quartier est-il plus performant que l’ensemble de Chaumont ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Les passoires F et G représentent 4,5 % des diagnostics du quartier, contre 5,3 % dans la ville. En revanche, la consommation médiane y est supérieure : 210 contre 181 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi plus élevé, à 1 172 € contre 1 055 €.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Oui, comme contexte clairement identifié, mais pas en remplacement du DPE individuel. La surface médiane de 59 m² et le coût annuel médian estimé de 1 172 € ne décrivent pas tous les logements. Ces statistiques ne permettent pas non plus de déterminer une valeur de vente, une dépense réelle ou la possibilité juridique de louer un bien donné.

Sources officielles

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