DPE à Robespierre, Chaumont : comprendre le bâti pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Robespierre, l’analyse de 929 DPE décrit un bâti principalement collectif, dont la période de construction dominante est 1948-1974. Les classes C et D occupent une place centrale, tandis que la part de passoires énergétiques reste inférieure à celle de Chaumont.

DPE à Robespierre, Chaumont : comprendre le bâti pour vendre ou louer — Chaumont

Le dossier énergétique de Robespierre repose sur 929 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon analysé de 9 576 DPE à Chaumont. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur époque de construction et leurs résultats énergétiques. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire documenté de tous les logements existants : les proportions présentées doivent donc être lues à l’échelle de cet échantillon. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un futur locataire, ces résultats apportent un contexte utile, sans déterminer la situation d’une adresse particulière. Ils permettent surtout de distinguer trois éléments : la composition du bâti, la répartition des étiquettes et les écarts observés avec les références de la commune.

Un bâti surtout collectif, dominé par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Robespierre)Part du quartier
A00,0 %
B91,0 %
C47751,3 %
D34136,7 %
E717,6 %
F242,6 %
G70,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Robespierre (Chaumont).

La période 1948-1974 représente 81,3 % des diagnostics de Robespierre : elle structure donc très largement le profil du quartier dans les données analysées. La part des constructions antérieures à 1975 atteint 87,6 %, tandis que les logements d’avant 1948 représentent 6,4 % du total. Le caractère ancien du parc renvoie ainsi principalement à la période 1948-1974, plutôt qu’au bâti d’avant 1948. Autre trait déterminant, les maisons individuelles ne comptent que pour 4,0 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ces proportions décrivent un échantillon essentiellement collectif. Elles ne renseignent cependant ni les matériaux des bâtiments, ni leurs équipements, ni les travaux éventuellement réalisés. L’époque de construction donne un cadre de lecture, mais ne suffit pas à expliquer l’étiquette d’un logement.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 81,3 % des diagnostics du quartier. Ce repère décrit l’âge du bâti observé, sans indiquer à lui seul son état énergétique actuel.
  • Constructions d’avant 1948 : 6,4 % à Robespierre, contre 16,9 % à Chaumont. Le bâti le plus ancien est donc moins représenté dans l’échantillon du quartier.
  • Maisons individuelles : 4,0 % des logements diagnostiqués, le reste en appartements. La lecture des résultats concerne ainsi principalement des logements collectifs.
  • Surface médiane : 59 m² dans le quartier, contre 66 m² dans la ville. Cette différence doit rester présente à l’esprit lors de la comparaison des coûts annuels estimés.

Des étiquettes concentrées en C et D, avec 31 logements F ou G

La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe C, avec 477 diagnostics, suivie de la classe D, qui en rassemble 341. À l’autre extrémité, aucun diagnostic de l’échantillon n’est classé A et 9 sont classés B. La classe E concerne 71 logements. Les classes F et G comptent respectivement 24 et 7 logements, soit 31 passoires énergétiques au total et une part de 3,3 %. Ce profil montre que l’ancienneté dominante du bâti ne se traduit pas ici par une majorité de mauvaises étiquettes. Il ne permet pas, en revanche, d’attribuer cette distribution à des rénovations ou à un mode de chauffage particulier : aucune information de cette nature n’est fournie dans les données disponibles.

  • Classes A et B : 0 diagnostic en A et 9 en B. L’absence de classe A dans cet échantillon ne démontre pas l’absence de tout logement de cette classe dans le quartier.
  • Classes C et D : 477 diagnostics en C et 341 en D. Ce sont les deux principaux groupes observés, utiles pour situer l’étiquette d’un bien dans son environnement local.
  • Classe E : 71 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G, qui forment le groupe des passoires énergétiques dans les faits fournis.
  • Classes F et G : 24 diagnostics en F et 7 en G. Leur faible part relative ne dispense pas d’examiner les caractéristiques du logement concerné avant une décision immobilière.

Des indicateurs énergétiques inférieurs aux références de Chaumont

Par rapport à Chaumont, Robespierre présente une part de passoires énergétiques plus faible : 3,3 % contre 5,3 %. Sa consommation médiane est également inférieure, à 147 kWh/m²/an, contre 181 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 949 € dans le quartier et 1 055 € à l’échelle communale. Ces comparaisons concernent des médianes, et non des moyennes arithmétiques ou des montants applicables à chaque logement. La surface médiane diffère aussi, avec 59 m² à Robespierre contre 66 m² dans la ville. Les données ne permettent pas d’isoler les causes de ces écarts. Elles montrent néanmoins que le quartier présente, sur les indicateurs fournis, un profil énergétique distinct de la référence communale.

Vendre à Robespierre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente, les données locales permettent de contextualiser le résultat énergétique du logement. Une classe C s’inscrit dans la catégorie la plus représentée de l’échantillon, avec 477 diagnostics ; une classe F ou G se situe dans un groupe moins fréquent, qui compte 31 logements. Cette position relative peut aider à organiser la présentation du bien et les questions à examiner avec un acquéreur. Elle ne permet toutefois ni de prévoir une valeur de vente, ni de mesurer une décote, ni de conclure à l’intérêt de travaux précis. Le descriptif doit s’appuyer sur les caractéristiques propres du logement et distinguer clairement son étiquette des statistiques du quartier. Les données fournies ne documentent aucun lien chiffré entre performance énergétique et résultat d’une transaction.

Louer : examiner le DPE individuel au-delà des 3,3 % de passoires

Pour une mise en location, la part limitée de classes F et G à Robespierre, soit 3,3 %, ne permet pas de conclure à la situation d’un logement particulier. Le bailleur comme le candidat locataire doivent raisonner à partir du DPE du bien concerné, plutôt qu’à partir de l’étiquette la plus fréquente du quartier. Le coût annuel médian estimé de 949 € peut fournir un point de comparaison, mais ne remplace pas l’estimation propre au logement. Les faits disponibles ne précisent pas les règles de location applicables : ce dossier ne permet donc pas de déterminer une autorisation ou une restriction pour un bien donné. Son apport est descriptif : il situe le logement dans un parc surtout composé d’appartements et dominé par les constructions de 1948-1974.

Questions fréquentes

Robespierre présente-t-il de meilleurs résultats énergétiques que Chaumont ?

Sur les indicateurs fournis, le quartier présente une part de classes F et G plus basse, à 3,3 % contre 5,3 %, et une consommation médiane inférieure, à 147 contre 181 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est également moindre. Cela décrit les échantillons analysés, sans signifier que chaque logement de Robespierre est plus performant que chaque logement de la ville.

Quel type de logement domine dans le quartier Robespierre ?

Les appartements constituent l’essentiel de l’échantillon, les maisons individuelles n’en représentant que 4,0 %. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 81,3 % des diagnostics. La surface médiane est de 59 m². Ce portrait donne des repères sur le parc diagnostiqué, mais ne précise ni la configuration de chaque logement, ni ses équipements, ni son historique de rénovation.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Oui, à condition de les identifier comme des données de contexte issues de 929 DPE géolocalisés. Les 477 diagnostics classés C ou le coût annuel médian estimé de 949 € peuvent situer le quartier. Ils ne doivent pas être attribués au bien lui-même. Son étiquette et ses estimations individuelles restent les éléments à examiner pour une présentation fidèle de sa performance énergétique.

Sources officielles

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